Une grande ville, une canicule, un soir, un tram, un
couple. Lui assis, elle debout une
cuisse entre les siennes. Il y a du monde et pourtant ils se sentent seuls,
eux, unique. Il fait chaud, elle a une robe légère et lui parfois passe sa main
sur la cuisse. Ils se sourient, parlent peu.
Sauf leurs yeux. Ils sont heureux de se revoir, de se retrouver. Elle
pense au moment qu’ils viennent de passer à l’hôtel avant de se rendre à un
concert. Leur joie de se retrouver à la gare, leurs mains qui ne se lâchaient
pas. Avec lui, elle se laisse aller.
Pour la première fois depuis longtemps, elle ne fait aucun plan, elle se laisse
flotter dans ce bien-être qui la transporte.
Cette façon qu’il a de l’embrasser
en mettant sa main autour du coup, en serrant un peu. Ce besoin d’aspirer sa
bouche et sa langue. Il revient sur un
de leurs échanges, leurs 60 textos par jour, et les mails, et les appels. Cette idée qu’il a, elle avait écrit qu’ils
pourraient en reparler dans 6 mois. Il trouve ça bien, 6 mois. Il précise que
si elle avait demandé 1 an, il aurait négocié 6 mois. Elle sourit et l’embrasse
et pense que pour lui donc dans 6 mois ils seront encore ensemble. Lui reviennent des images de cette douche
torride, lui la caressant, à peine était-elle nue qu’il était déjà en érection.
Elle aime l’odeur de sa peau, le parfum de son sexe, la tendresse de ses mains,
la façon dont il la pénètre. Elle ne joue pas, avec lui elle est tout
simplement, sans fard, sans faux-semblant. Il l’accepte avec ses défauts, il la
prend avec force et la tient avec tendresse. Ils ont dérivé ensemble, de mots
crus en gestes salaces, de rires en râle. Et là, ils partent partager un moment
inoubliable. Dans la salle de concert,
ils sont soudés, se touchent. Provocant, il passe sa main sous la robe, pince
ses seins, l’embrasse à pleine bouche, peu importe les autres spectateurs,
c’est leur instant à eux. Elle a le visage rouge, le souffle court. Le temps
s’écoule, trop vite. Ils partagent, se racontent quelques brins d’inimité,
encore des points communs qui viennent renforcer ce lien, cette alchimie. Elle
s’en étonne, elle se sent bien, sans se projeter, juste savourer. Ils se
promettent une nuit calme, reposante, juste tendre dans les bras l’un de
l’autre.
Et puis le lendemain, ils se séparent, chacun en larmes,
chacun secouer, même pas un baiser. L’un comme l’autre repart avec sa propre
douleur, ses démons, les jours sombres se préparent. Quelques mails qui mettent fin de façon
abrupt, violente à une relation à peine entamée et qui promettait pourtant.
Quelques mots durs, une phrase brutale, un rejet définitif. La peur de se
blesser peut parfois être plus forte que le risque d’oser. Peut-être a-t-elle
juste rêvé et finalement s’il ne s’était rien passé ? aujourd’hui ils sont
chacun de leur côté, cassés, évaporés, déséquilibrés. Aujourd’hui elle se tient
éloigner des hommes et essaie de se reconstruire, seule la mer peut laver.
tu devrais l'attraper et l'enfermer celui-là petite Fleur, te le garder. en Ce Jour, bises des mauvais garçons
RépondreSupprimermerci les garçons, oui une pensée particulière aujourd'hui, je vous embrasse...
Supprimersinon se battre, courir après et tout ça ... non je ne sais pas faire !